Pays du silence

Résistance à la nuit

C'est un silence des plus assourdissants que celui qui entoure le Tibet, depuis les années 1950. Les "contestations" sont timides ou inexistantes de la part de la communauté internationale. La dictature ne gêne personne en fait tant que "l'honneur" (entendez intérêt) politico-économique est sauf (entendez sauvegardé). La preuve par la Palestine, l'Iran, l'Egypte, Libye, Tchétchénie, et la liste est longue de ces millions de gens, peuples d'Afrique, d'Asie ou d'ailleurs, qui sont livrés à leurs bourreaux sous l'oeil condescendant des 7 ou 8 belles puissances mondiales.

Des artistes engagés sont chaque année jetés en prison, torturés ou privés de leurs libertés les plus élémentaires (gardes à vue, assignation à domicile, confiscation de passe-port... etc). S'ils se battent pourtant ce n'est pas pour décrocher un poste mieux rémunéré ni réaliser quelque autre ambition personnelle. Leurs vies, leurs opinions n'ont aucune valeur aux yeux des régimes totalitaires qui s'en débarrassent, faisant de ces pays des "pays du silence". Et quand une personne qui vit dans un pays dit "démocratique" choisit également d'ignorer ces appels sciemment et froidement, cette personne agit pareillement que le pays du silence et contribue au recul de la démocratie dans son propre pays (l'effet papillon : remontée de dictatures pour se protéger de tous les maux "extérieurs", alors que le plus grand mal, celui qui sévit de l'intérieur est l'indifférence).

Bon, cette rubrique n'a pas la prétention de donner des leçons. Seulement de rapporter des informations de temps à autres, sur des artistes engagés mis en danger. A vous de choisir alors : vous rallier à leurs causes, tenter de sauver celles-ci, ou penser que ces causes vous indiffèrent.

B.

PS : Le titre choisi pour cette rubrique ("Résistance à la nuit") est un clin d'oeil à Raphaël, artiste engagé.

 

 

Libérez Tashi Dhondup

Tashi a été arrêté en 2009 suite à la sortie de son album "Torture Without Wounds" (Torture sans blessures, voir le clip sous-titré en anglais ci-dessous) qui a dû froisser les autorités chinoises. Les paroles sur cet album chantent la douleur qu'engendre le manque de liberté au Tibet "The pain that there is no freedom in Tibet" et le souhait que Dalaï Lama rentre au Tibet "Please stop the life of exile in the land of others and come home as soon as possible". Tashi a été envoyé dans un camp de "ré-éducation", suivant une loi en vigueur en Chine, qui permet à la police de priver certains "cas" d'accéder à un procès équitable, à un avocat, et de les exiler dans ces camps de travail pour des durées qui peuvent aller jusqu'à 3 ans.

Le site Free Tibet lance des campagnes d'actions pour les libertés au Tibet. Le site Care2 a déjà mis en ligne sa pétition pour libérer Tashi.

Il faut rassembler 50 000 signatures pour la pétition qui sera envoyée à Wu Aiying, Ministre de la justice et à Quiang Wei, Secrétaire du parti à Qinghai. On est à 8700 signatures.

 

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