Folklore and Folktales

« Folklore and Folktales »

Cet album contient 15 titres :

  1. Folklore
  2. Love her Madly (The Doors Cover)
  3. Mandragore et plus encore
  4. Black Tea for Two
  5. Labyrinthe
  6. L'épouvantail
  7. ...And...
  8. Fantasma
  9. Ptit citrouille
  10. De Charybde en Scylla
  11. Des hommes et des cendres
  12. The Tiny People (le petit peuple)
  13. Rude Man
  14. There Is a Time
  15. Folktales

Avis de Blue Marble Songs :

Ce morceau "Black Tea for Two", porte tout comme les morceaux "Pink Clouds", "Arsgang" (tous deux de l'album « Ode to Marmæle ») ou encore la version revisitée de "Love her Madly" (The Doors), une preuve (de plus) que la rencontre des cultures fait les plus belles créations artistiques. Notez ce côté "zénitude" très marqué dans ce morceau, mais aussi la folk noire qui y règne en maitresse absolue.

Le morceau "Labyrinthe" est très paradoxal : d'abord des airs joyeux, une musique de Grèce, et des références à Homer (Heureux qui comme ..., Icare, et bien sûr le labyrinthe et ses dédales). Le contexte est "général", l'utilisation en alternance de "on" et de "je" fait qu'on ne distingue plus de frontière entre la mythologie et le moment présent, le réel. Et comme par magie, il y a un "tu" qui surgit, et l'auteur s'adresse à ce 3ème personnage (qui pourrait être l'auditeur) "Allez, viens", "Laisse faire, laisse dire". L'invitation à la "zen-attitude" est explicite, marquée d'un passage quasi-"mantratique". On suit donc Kentin Jivek à travers ce labyrinthe, l'esprit encore plus léger, voire espiègle. A écouter jusqu'au bout !

"L'épouvantail" rentre dans le registre des chansons Ferré, nettement plus sobre.

"Fantasma" : excellent, excellent... inexplicable comme cette musique est "attirante", entrainante ! On dirait une ronde.

"Des hommes et des cendres" : très blues, ça me rappelle un tout petit peu des titres de Francis Cabrel (peut-être que c'est dû à la guitare de Cabrel, et au thème choisi).

"De Charybde en Scylla" : Plus sombre, limite cynique, ce texte. Superbe composition (guitare, et ces distorsions aussi). 

 

En ce mois de mars 2011, Kentin Jivek est en tournée (les dates sont au fur et à mesure postées sur la page Facebook de Jivek). Il travaille également sur un nouvel album (voir projet de visuel ci-dessous), dans lequel il y aura de nouvelles versions de "De Charybde en Scylla" et "Fantasma". Donc, hâte d'écouter ça :-)

 

 


 

Ci-contre, à gauche, la revue de Rock And Folk, N° 501de mai 2009. Voici le texte, sous la loupe :

"Quel est le rôle des rencontres ? Tout dépend de ce que l'on met derrière ce mot. Si beaucoup d'indépendants aspirent à faire craquer un décideur discographique, d'autres mettent en veilleuse ce conte de fées et nourrissent leur projet d'échanges.
Là encore, il ne faut pas se laisser abuser par la pochette qui évoque un disque pour enfants. Le Bordelais Kentin Jivek est gonflé d'ouvrir son troisième album (en moins de trois ans) sur une reprise de « Love her Madly » des Doors, dans une version dépouillée, mais il s'en sort avec les honneurs et entérine ainsi une option folk-psyché nourrie de toute une culture rock qui se poursuit sur les autres titres originaux et bilingues. Dans son exploration d'une mythologie fantastique, le chanteur homme-orchestre ne manque ni d'idées, ni de voix ("Folklore Et Folktales", Kentin Jivek - distribution Believe).

Ici, vous pouvez lire la revue de Longueur d'Onde, sur Folklore and Folktales (voir copie de l'article ci-contre).

 

"Syd Barrett, le premier leader de Pink Floyd, aurait complètement déjanté après une ou deux tasses de thé mélangées à du mauvais acide. Il faut croire que Kentin Jivek est plus résistant car il s'en sort plutôt pas mal avec ces drôles de breuvages. Comme Barrett, Jivek voit des petits lutins partout et le raconte dans des chansons psyché-folk. Pour accompagner ces tisanes magiques, il ajoute beaucoup de guitares stratosphériques, de synthés bien bappés, des voix d'outre-tombe  et des percus sortis du Temple maudit. Etonnamment, ça sonne parfois come du Léo Ferré. Et parfois comme du Yes. Kentin délivre ses comptines en français, en anglais ou en espagnol. On regrette parfois qu'il ne manie pas la langue des Elfs parce que "Petite citrouille... a la trouille", à moins d'être sous acide, ça passe moyen. Tout le reste est d'un excellent niveau entre Louisa John-Krol et Devendra Banhart."

Eric Nahon



 

 

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