Dossier : Kentin Jivek

Kentin Jivek, le prince noir de la néo-folk

Le Prince Noir* de la néo-folk. Biographie musicale.

"Dès les premières notes que j'ai joué à l'âge de 12 ans, je savais qu'à partir de ce moment mes jours étaient comptés. Chaque chose serait unique et explosive de vie, c'est ma manière de ressentir l'amour et l'expression personnelle que je sors de chaque chanson."

Kentin Jivek est originaire de Bordeaux. Très tôt, Paris devint son port d'attache, alors que ses influences musicales débordèrent au delà de la rive gauche (par exemple avec Ferré ou Brel). Des voyages ont certainement contribué à cela (lire interview sur This Is Paris) et ont marqué le style unique de composition, d'écriture et de chant de l'artiste.

Dans ce qui suit, il y a un portrait paru sous "Kentin Jivek, le magicien des mots" (Blue Marble Songs, le 29 octobre 2010), et la revue de presse des albums de Kentin Jivek jalonnée de quelques notes de la rédaction. 

Le dossier de cet artiste hors du commun est en cours de réalisation (les sous-pages sont en construction), toutes les revues ne sont pas encore citées, et celles à venir certainement pas encore ;-)

(*) appellation de l'artiste parue chez This Is Paris, le 10 février 2011


Immersion dans l'univers du  "magicien des mots" (article Blue Marble Songs, le 29 octobre 2010)

Il n'y a pas de sens unique, ou pré-établi pour écouter les chansons de Kentin Jivek. En musique il a choisi la folk option psychédélique, celle-là, la moins classique, la moins populaire, ou est-ce cette musique qui l'a choisi ? Quand on s'aventure dans le pays de ce magicien des mots, on comprend cette symbiose. Les mots, comme la musique (par exemple cette guitare envoûtante) vous arrachent au réel ou vous plongent dans de profondes réflexions, et longtemps après votre retour sur la terre ferme, ces mots et des airs doux reviennent vous hanter.

Parmi les chanteurs, auteur compositeurs, il y a une poignée d'artistes qui modifient le cours de l'histoire de la chanson. Kentin Jivek en fait partie. Des morceaux aux textes en français ont un troublant air de famille avec les créations de Léo Ferré. Cependant les textes de Kentin Jivek ont ce côté surréaliste (par exemple "Parce que c'est toi" ou "Et vogue la verve") qu'on retrouve également dans les titres en anglais. Il est très courant de rencontrer de tels textes dans le rayon anglo-saxon des chansons (folk, pop), mais (sauf ignorance de ma part, auquel cas merci de me le notifier) ceci est une première dans la chanson française souvent aux textes très cartésiens !

Et devinez quoi ? Vous pouvez écouter et télécharger sur SoundClouds.com cette reprise magnifique du titre "Est-ce ainsi que les hommes vivent" de Léo Ferré. Vous faut-il d'autres preuves de parenté ? Langue tirée Bon, ne soyons pas réducteurs, les ascendants musicaux de Kentin Jivek sont multiples. Les titres en anglais montrent une très grande palette d'influences et ces influences n'expliquent pas tout ! L'artiste a un véritable talent de magicien des mots et des atmosphères. 

Kentin Jivek a déjà sorti 6 albums et un album live en 3 ans (voir aperçu des albums). Des titres sont à l'écoute sur son myspace ou sur SoundCloud.com.




 

Notes de Kentin Jivek

Ci-dessous quelques notes glanées dans le blog de Kentin Jivek où celui-ci explique ses influences néo-folk ou indiennes (NDLR : Ravi Shankar) entre autres (il évoque sa rencontre avec Rosa McDowall) et termine par le constat qu'"écouter les disques de ses pairs permet de se rassurer et savoir qui on est en sachant que des artistes ont participé à ce processus".

"Le message des groupes néofolk s'est généralement développé autour de l'Europe et de sa culture, de son histoire violente, dans un mélange de nostalgie, de reproche et de mise en garde apocalyptique. Ce discours très euro-centré, qui n'est pas sans entretenir le second degré et l'équivoque, a provoqué des tentatives de diabolisation d'une partie de la scène néofolk, qui alimente bon nombre de polémiques. Les thèmes paganistes, romantiques et occultes sont également prégnants.

Cette scène est proche parente du néoclassique, de la musique martiale et de certains groupes de power noise qui s'intéressent à des thématiques similaires.

Pour ma part sur les représentations Live, les thèmes occultes sont omniprésents, ésotériques.
La musique indienne imprègne désormais la prestation, avec des nappes atmosphériques qui accompagne une guitare très profonde et les textes en avant.

(...) "

KJ
Mes disques de chevet :  
Soft Black Stars - Current 93
Of Ruine or some blazing Starre - Current 93
Nada : - Death In June
The Devil's Steed - Sol Invictus
Let us Prey - Sol Invictus

 


Ici KJ commente quelques uns de ses titres, leurs histoires, leurs styles.

"Little Black Scorpions : une Chanson qui a débuté à Paris en ce qui concerne l'écriture, puis dans le Sud Ouest quand je tournais au Pays Basque. La musique composée dans le Sud Est avec un studio monté pour l'occasion, on peut entendre les cigales derrières. J'avais comme compagnie des petits scorpions noirs qui se baladent en été dans la région; vous pensez être avec quelqu'un durant toute une journée qui n'en finit pas. Mais au final vous vous rendez compte que tout a été fantasmé et que vous êtes bel et bien seul dans un lieu magnifique.
Un titre en semi teinte, pas du tout noir ou triste au contraire.La musique est venue très simplement avec quelques intonations blues/Vaudou. Elle a été composée avec la douze cordes, je compte d'ailleurs la ramener pour me produire avec.Cette chanson a fait l'unanimité lors des derniers live, en France et à l'étranger.

Fuzzled and Fuchsia : 4 versions différentes, un ami à l'époque m'avait dit que pour lui c'était un tube. Écrite en live, entouré des personnes concernées dans le texte.Un verre de vin, et des événements qui évoluent au fur et à mesure de la soirée. Le type de moment que l'on ne peut pas prévoir.
Tout se passe bien, tout se grise pour le meilleur.

Petite Citrouille : la citrouille malheureuse mais qui ne craint pas de se tourner en dérision, elle est mal entourée et se laisse aspirer par les ombres de la nuit; n'attends qu'une seule chose : que le soleil se couche pour continuer.
Je pense que c'est le titre que j'ai le plus jouer dans ma vie, et ce , sans jamais m'en lasser.

There is a time : enregistrée à la toute fin pour l'album "Folklore & Folktales", elle est très intense et difficile à jouer en live car tout me conditionne à ce moment précis du show : la salle, les gens,le moindre bruit.
A bien y réfléchir, c'est une chanson à jouer...dans un état second, il faut la tenir tout le long et ne jamais relâcher la tension et la profondeur.Il y a un temps pour tout, il y a un temps pour arriver à ses fins même s'il reste toujours quelque chose à faire, ça ferait un très bon hymne...même pour un pays.

De Charybde en Scylla : LE TITRE PHARE après La Maigreur Élégante, le texte j'y suis très attaché. C'est pour moi le titre qui m'a permis de prolonger l'écriture en français.
La loi des séries, et le riff, très fier de cela.
Musique débutée un soir juste avant de me coucher, trouvé par hasard et le reste s'est fait très naturellement.
Le Piano, les percussions, les voix en back, tout est là.
Un exemple de mon savoir faire comme arrangeur, et en production."



 

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