Des décennies se sont succédées, depuis cette chanson (à écouter sur Youtube, voir ci-dessous). Leonard Cohen a écrit "The Partisan" et l'a sorti en 1969, figurant sur l'album "Songs From A Room" (Label Colombia).
Cette chanson est toujours d'actualité. Sauf que la France est en train de changer de visage (montée du FN, histoires à dormir debout sur le sens de la laïcité chez l'UMP, enseigné dans certaines écoles de France... à lire, cet excellent article du 20 mars dernier, par Alain Gresh "Jupe et string obligatoire").
Il n'y a plus de frontières en Europe, et tant mieux, cela devait être un atout pour exporter la "Lumière", bâtir une Europe de démocratie et de liberté. Aujourd'hui, il n'y a pas de zones exclusivement libres ou occupées, comme en 1940-1945, mais l'ancien ennemi vaincu, on se fabrique des ennemis exutoires (l'islam, le voile), drogue manifestement très efficace pour "oublier" de traiter des réels problèmes de société (chômage, structures sociales/familiales éclatées, baisse du pouvoir d'achat... etc). Où est donc passée la France "libre" ?
Paroles et traduction ci-dessous :
When they poured across the border
(Quand ils eurent traversé en masse la rivière)
I was cautioned to surrender,
(Ils me demandèrent de capituler,)
This I could not do ;
(Mais je ne pouvais pas faire ça;)
I took my gun and vanished.
(J'ai pris mon arme et j'ai disparu.)
I have changed my name so often,
(J'ai changé si souvent de nom,)
I've lost my wife and children
(J'ai perdu ma femme et mes enfants)
But I have many friends,
(Mais j'ai beaucoup d'amis,)
And some of them are with me.
(Et certains sont avec moi.)
An old woman gave us shelter,
(Une vieille femme nous a hébergé,)
Kept us hidden in the garret,
(Nous gardant caché sous la mansarde,)
Then the soldiers came ;
(Puis les soldats vinrent ;)
She died without a whisper.
(Elle mourut sans un murmure.)
There were three of us this morning
(Nous étions trois ce matin)
I'm the only one this evening
(Il n'y a plus que moi ce soir)
But I must go on ;
(Mais je dois continuer ;)
The frontiers are my prison.
(Les frontières sont ma prison.)
Oh, the wind, the wind is blowing,
(Oh, le vent, le vent souffle,)
Through the graves the wind is blowing,
(A travers les tombes, le vent souffle,)
Freedom soon will come ;
(La liberté viendra bientôt ;)
Then we'll come from the shadows.
(Puis nous sortirons de l'ombre.)
Les allemands étaient chez moi,
Ils m'ont dit : "résigne-toi",
Mais je n'ai pas peur ;
J'ai repris mon âme.
J'ai changé cent fois de nom,
J'ai perdu femme et enfants
Mais j'ai tant d'amis ;
J'ai la France entière.
Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a caché,
Les allemands l'ont pris ;
Il est mort sans surprise.
Oh, the wind, the wind is blowing,
(Oh, le vent, le vent souffle,)
Through the graves the wind is blowing,
(A travers les tombes, le vent souffle,)
Freedom soon will come ;
(La liberté viendra bientôt ;)
Then we'll come from the shadows.
(Puis nous sortirons de l'ombre.)
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